Gabon : le FGIS, la GOC et la SOGARA soumis à des audits stratégiques
Les autorités lancent une nouvelle phase d’évaluation des structures publiques liées aux investissements, aux hydrocarbures et à la souveraineté énergétique du pays.
T rois entités majeures de l’économie gabonaise, le Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), la Gabon Oil Company (GOC) et la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), font désormais l’objet d’examens approfondis. Cette démarche vise à analyser leur fonctionnement, leur gouvernance et leur situation financière.
Le contrôle des structures stratégiques de l’État gabonais entre dans une nouvelle étape. Le FGIS, la GOC et la SOGARA sont désormais concernés par des audits destinés à faire le point sur leur gestion et leur rôle dans la stratégie économique et énergétique nationale.
Cette opération intervient après les travaux engagés autour de l’assainissement des finances publiques. Les autorités souhaitent désormais disposer d’une vision plus claire du fonctionnement de plusieurs instruments considérés comme essentiels pour le développement du pays. Créé en 2012 pour accompagner les investissements à long terme et préparer l’après-pétrole, le FGIS fait l’objet d’une nouvelle évaluation couvrant plusieurs années de gestion. L’objectif est notamment de mieux comprendre l’utilisation des ressources mobilisées et l’efficacité des investissements réalisés.
La Gabon Oil Company, devenue un acteur important du secteur pétrolier national, est également concernée. L’audit devra examiner plusieurs aspects liés à sa gouvernance, ses opérations, ses investissements et sa contribution aux intérêts économiques de l’État. Du côté de la SOGARA, cette démarche intervient dans un contexte marqué par des difficultés persistantes. Entre vieillissement des équipements, contraintes d’approvisionnement et défis de rentabilité, l’unique raffinerie du pays fait face depuis plusieurs années à d’importants enjeux industriels.
Au-delà d’un simple exercice de contrôle, ces audits pourraient ouvrir la voie à de nouvelles orientations pour ces trois structures. Les résultats attendus pourraient conduire à des ajustements dans leur organisation, leur fonctionnement ou leurs missions afin de renforcer leur efficacité au service de l’économie gabonaise.
