SEEG : une cyberattaque met à nu la fragilité des systèmes informatiques de l'entreprise
Libreville, 5 août 2026 Ce qui n'était jusqu'ici perçu que comme une série de dysfonctionnements techniques s'apparente désormais à une crise informatique majeure. La Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) reconnaît que l'attaque dont elle a été victime en juin dernier a profondément désorganisé son environnement numérique, au point de rendre indisponible la quasi-totalité de ses outils informatiques.
P endant plusieurs semaines, les difficultés rencontrées par les abonnés pour acheter des unités EDAN ou effectuer certaines opérations commerciales trouvaient peu d'explications publiques. La récente communication de l'entreprise éclaire enfin les circonstances : un sabotage informatique a frappé le cœur de son système d'information, obligeant les équipes techniques à reconstruire progressivement plusieurs applications essentielles au fonctionnement de la société.
La priorité a été donnée au rétablissement des services indispensables aux clients, notamment le rechargement des compteurs prépayés et les opérations de facturation. Si plusieurs agences ont retrouvé un fonctionnement normal, la remise en état complète des plateformes se poursuit encore dans certaines localités.
Cette affaire soulève toutefois une question de fond. Comment une entreprise qui assure la distribution de l'eau potable et de l'électricité a-t-elle pu voir son infrastructure numérique être aussi fortement affectée ? L'ampleur des dégâts révèle l'importance prise par les technologies de l'information dans la continuité des services publics, mais aussi les risques auxquels ces infrastructures restent exposées.
À ce stade, les circonstances précises de l'attaque demeurent inconnues. Aucun élément n'a été communiqué sur les auteurs présumés, ni sur d'éventuelles conséquences concernant les données des usagers. En attendant les conclusions des investigations, cet épisode apparaît comme un signal d'alerte pour l'ensemble des opérateurs publics appelés à renforcer leurs dispositifs de cybersécurité face à des menaces devenues de plus en plus sophistiquées.
