Ministère du Pétrole : la polémique enfle autour des 4 milliards de réhabilitation de l'immeuble du pétrole
Le chantier de rénovation du ministère du Pétrole et du Gaz attire l’attention en raison de son coût annoncé, proche de 4 milliards de FCFA. Alors que les travaux sont actuellement visibles sur le site, des interrogations émergent sur le marché public à l’origine de cette opération et sur les conditions dans lesquelles il a été conclu.
L ’affaire ne porte pas sur l’existence du chantier, mais davantage sur les chiffres et la procédure. Pour plusieurs observateurs, le montant consacré à cette réhabilitation paraît particulièrement important, dans un contexte où la dépense publique fait l’objet d’une vigilance accrue.
À cela s’ajoutent des questions relatives à l’attribution du marché : quelle entreprise a été retenue ? Selon quelle procédure ? Quel est précisément le contenu des travaux prévus et comment le montant de près de 4 milliards de FCFA a-t-il été déterminé ? Pour autant, aucun élément officiel disponible à ce stade ne permet d’affirmer qu’une infraction ou une irrégularité a été commise. Les interrogations qui circulent dans l’opinion ne peuvent donc être assimilées à des conclusions établies. Une précision importante sur la responsabilité ministérielle La chronologie apporte également un élément déterminant. Le contrat évoqué aurait été conclu en octobre 2025, soit plusieurs mois avant l’arrivée de l’actuelle ministre du Pétrole et du Gaz, entrée en fonction le 1er janvier 2026.
Cette succession de dates signifie que l’actuelle responsable du département n’était pas en fonction au moment de la signature du contrat. En l’absence d’éléments contraires, il convient donc de distinguer le marché conclu en 2025 de la gestion actuelle du ministère. Des documents pour mettre fin aux spéculations ? Le moyen le plus simple de répondre aux interrogations serait désormais de rendre accessibles les principales informations relatives au marché : montant définitif, entreprise bénéficiaire, procédure utilisée, cahier des charges, calendrier d’exécution et dispositif de contrôle.
La publication de ces éléments permettrait notamment de vérifier si les 4 milliards de FCFA annoncés correspondent à la réalité des prestations prévues et de couper court aux spéculations.
En attendant, le chantier avance, mais les questions demeurent. Dans un dossier où plusieurs milliards de francs CFA sont engagés, la transparence ne devrait pas être une option : elle constitue la meilleure réponse aux interrogations.
