Diplomatie : l’ambassadeur du Gabon à Paris visé par une procédure d’expulsion pour une dette locative de 6,4 millions de FCFA
Une décision du tribunal judiciaire de Paris ordonne la libération du logement et le paiement d’une dette locative estimée à 6,4 millions de FCFA.
L ’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, est concerné par une décision du tribunal judiciaire de Paris rendue le 26 août 2026, à la suite d’impayés locatifs. Le logement devra être libéré et une dette de 9 749,13 euros, soit environ 6,4 millions de FCFA, réglée. L’affaire pourrait désormais déboucher sur une procédure d’expulsion si aucune solution n’est trouvée.
Paris L’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, est sommé de libérer un appartement parisien à la suite d’une décision rendue le 26 août 2026 par le tribunal judiciaire de Paris. À l’origine de cette procédure : une dette locative de 9 749,13 euros, soit environ 6,4 millions de FCFA.
Selon les informations rapportées par Africa Intelligence et reprises par Gabonreview, la société Homya, propriétaire du logement, avait engagé des démarches judiciaires après plusieurs impayés. Le tribunal a ordonné la libération des lieux et le règlement des sommes réclamées.
Le différend trouve son origine dans un premier commandement de payer délivré en novembre 2024. Le bailleur avait ensuite décidé de ne pas renouveler le contrat de location au-delà du 31 mai 2025.
Le logement, dont le loyer mensuel était initialement fixé à 9 735 euros, était pris en charge par l’État gabonais. Il avait notamment été occupé par Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères.
Face à l’absence de libération des lieux, Homya a saisi la justice française le 30 décembre, avant que l’affaire ne soit examinée le 7 juillet 2026. D’après les informations rapportées, la partie gabonaise n’était ni présente ni représentée à cette audience.
La décision du 26 août ouvre désormais la voie à une procédure d’expulsion si le logement n’est pas libéré et si la dette n’est pas réglée. Au-delà du montant en jeu, cette affaire soulève une question d’image pour la représentation diplomatique gabonaise en France. Une procédure d’expulsion visant le logement d’un ambassadeur, sur fond d’impayés locatifs, pourrait en effet embarrasser Libreville. À ce stade, la décision de justice impose le paiement des sommes réclamées et la libération du logement. En l’absence de règlement ou de départ volontaire, le propriétaire pourra poursuivre les démarches prévues par la justice française.
