Trop c'est trop : Le Samu Social contre-attaque en justice
La structure humanitaire annonce avoir saisi le Procureur de la République près le Tribunal de Franceville contre une compatriote identifiée comme Dame MPIGA
L IBREVILLE / FRANCEVILLE - Le Samu Social Gabonais est sorti de son silence. Dans un communiqué publié ce jour, l'organisation annonce avoir engagé une procédure judiciaire pour diffamation.
Après avoir longtemps privilégié l'action humanitaire aux actions en justice malgré "plusieurs années de cabales", la direction estime que la diffusion d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a franchi une ligne rouge. La vidéo en question, qualifiée par le Samu Social de "bizarrement virale et outrageusement diffamatoire", porterait atteinte à l'honneur de l'institution, présentée comme un "outil de l'État", ainsi qu'à la réputation de son manager, le Dr Wenceslas YABA. Selon le communiqué, l'infraction a été constatée par voie d'huissier avant le dépôt de la plainte. Celle-ci a été adressée au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Franceville, à l'encontre d'une compatriote identifiée comme Dame MPIGA.
La structure rappelle que le code pénal prévoit des sanctions pour diffamation et que le code civil ouvre droit à des dommages et intérêts pour préjudice moral ou matériel. Consciente du risque d'effet Streisand, l'organisation affirme avoir "pesé minutieusement l'impact médiatique contre la gravité de la diffamation". Elle estime toutefois que les preuves et le préjudice subis permettront au Tribunal de caractériser la diffamation.
Pour le Samu Social Gabonais, cette action vise à protéger les "centaines de Gabonais bénéficiaires de la gratuité" et à rassurer ses partenaires internationaux. L'organisation conclut son communiqué par une formule devenue sa signature : "Gloire à Dieu".
