Numérisation des actes administratifs : phase pilote de la dématérialisation
Lancée au SGG et à la DGEC, cette phase pilote vise à moderniser la gestion administrative, sécuriser les archives et réduire l’usage du papier, avant une possible extension aux 29 ministères.
L e Gabon expérimente la Gestion électronique des documents au SGG et à la DGEC. Cette phase pilote doit moderniser le traitement des documents, sécuriser les archives et réduire l’usage du papier, avant une éventuelle extension aux 29 ministères.
Le gouvernement gabonais a lancé, mercredi 16 septembre 2026, une expérimentation de la Gestion électronique des documents (GED). Le dispositif doit progressivement moderniser les circuits administratifs, renforcer la sécurisation des archives et réduire l’utilisation du papier.
L’expérience débute au Secrétariat général du gouvernement (SGG) et à la Direction générale des examens et concours (DGEC). Ces deux administrations serviront de terrain d’essai avant une éventuelle généralisation du système à l’ensemble des ministères.
Soutenue par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, en partenariat avec le SGG et le programme Gabon Digital, la démarche bénéficie également de l’expertise technique de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF).
La GED doit permettre de gérer numériquement plusieurs étapes du traitement documentaire, notamment l’enregistrement des courriers, leur transmission, leur archivage et, à terme, leur signature électronique.
À la DGEC, l’outil pourrait notamment faciliter la conservation des dossiers relatifs aux examens et concours. Une partie de ces documents étant produite dans les différentes provinces avant leur centralisation à Libreville, leur numérisation doit contribuer à limiter les risques de perte ou de détérioration. Au SGG, l’objectif porte davantage sur la fluidification des circuits des actes et documents qui accompagnent le fonctionnement de l’administration.
Pour les responsables du projet, l’enjeu dépasse la simple acquisition de logiciels et d’équipements. Il s’agit de favoriser progressivement des systèmes capables de communiquer entre eux, avec des exigences en matière de sécurité et d’interopérabilité. La réforme comporte également un volet économique. La réduction des impressions et des manipulations successives de documents doit notamment permettre à l’administration de diminuer certaines dépenses liées au papier. Dans cette perspective, un projet de décret relatif à l’utilisation de la signature électronique, des codes QR et des codes-barres devrait être présenté au prochain Conseil des ministres.
Cette phase pilote doit permettre aux autorités d’évaluer le fonctionnement du dispositif, de recueillir les observations des agents et de corriger les éventuelles difficultés avant son déploiement à plus grande échelle. L’ambition affichée est, à terme, d’étendre la Gestion électronique des documents aux 29 ministères de l’administration gabonaise. Pour accompagner le démarrage de l’expérimentation, 40 équipements informatiques, dont 20 ordinateurs et 20 scanners, ont été remis aux deux structures retenues pour cette première phase.
