Ex-Soco BTP : 116 anciens salariés réclament le paiement de leurs droits sociaux
Réunis sur le Boulevard Triomphal à Libreville, les anciens employés de Corail-Construction-Équipements sollicitent l’intervention des autorités après plusieurs années d’attente.
S ix ans après l’arrêt des activités de Corail-Construction-Équipements, ex-Soco BTP, 116 anciens salariés affirment ne toujours pas avoir perçu l’intégralité de leurs droits sociaux. Ils réclament le règlement de créances qu’ils évaluent à plus de 2 milliards de FCFA.
La mobilisation se poursuit à Libreville. Depuis plusieurs jours, d’anciens employés de Corail-Construction-Équipements, anciennement Soco BTP, se rassemblent devant un bâtiment réalisé par leur entreprise sur le Boulevard Triomphal, non loin de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Au total, 116 anciens agents affirment attendre depuis plusieurs années le règlement de leurs droits sociaux. Selon leur porte-parole, Jérémie Atidokpo, les sommes réclamées dépasseraient 2 milliards de FCFA, sur une dette globale liée à l’entreprise estimée à environ 4 milliards de FCFA.
Les anciens salariés expliquent que l’entreprise a cessé ses activités en 2019, avant la conclusion d’un protocole de rupture avec les travailleurs. Depuis 2023, ils disent avoir entrepris plusieurs démarches auprès des administrations compétentes afin d’obtenir le paiement de leurs créances.
Ils évoquent notamment des échanges avec l’Inspection du travail, la Task Force et les services chargés du traitement de la dette, ainsi que l’intervention du mandataire de l’entreprise. Les ex-agents affirment également disposer de documents attestant leurs créances et des travaux réalisés. Malgré ces démarches, ils indiquent ne toujours pas disposer d’un calendrier précis pour le règlement.
Au-delà de la question financière, les anciens travailleurs alertent sur les conséquences de cette longue attente. Certains affirment rencontrer des difficultés pour assurer les dépenses quotidiennes, notamment le logement et la scolarité de leurs enfants. Ils évoquent également le décès de certains anciens collègues qui, selon eux, n’auraient pas vu leur situation régularisée. Face à cette situation, les 116 anciens salariés demandent désormais l’intervention du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin que leur dossier puisse connaître une issue. À travers leur mobilisation, ils espèrent obtenir le règlement de leurs droits sociaux et mettre fin à plusieurs années d’incertitude.
