Climat des affaires : le HCI remet les réformes sur la table
Le Haut Conseil pour l’Investissement relance ses cellules spécialisées pour mesurer l’application concrète des décisions prises et identifier les blocages qui freinent encore les investisseurs.
L e Haut Conseil pour l’Investissement (HCI) veut passer au crible l’application des réformes destinées à améliorer le climat des affaires au Gabon. Réunies le 22 septembre à l’ANPI-Gabon, ses cellules spécialisées doivent désormais suivre l’exécution des décisions, relever les difficultés et renforcer le dialogue entre administrations et secteur privé.
Des décisions aux résultats Le chantier de l’amélioration du climat des affaires au Gabon entre dans une nouvelle phase. Le Secrétariat permanent du Haut Conseil pour l’Investissement a relancé, mardi 22 septembre 2026, les travaux de ses cellules spécialisées au siège de l’ANPI-Gabon. Présidée par Bertrand Rubens Matteya, conseiller du directeur général de l’ANPI-Gabon, représentant ce dernier empêché, cette session a réuni plusieurs représentants de l’administration autour d’un objectif précis : faire le point sur les réformes et résolutions déjà adoptées et vérifier leur niveau d’exécution. Car au-delà des annonces, c’est désormais leur application qui est scrutée.
Identifier ce qui bloque Les travaux du HCI doivent notamment permettre de distinguer les mesures effectivement mises en œuvre de celles qui restent encore en attente. Les participants sont également chargés de relever les difficultés susceptibles de ralentir l’application des décisions prises en Conseil des ministres. Délais administratifs, coordination entre services publics, application des textes ou encore suivi des décisions : autant de points susceptibles d’avoir un impact direct sur les entreprises et les investisseurs. À travers ses cellules spécialisées, le HCI entend donc disposer d’une vision plus précise de l’avancement des réformes et des obstacles rencontrés sur le terrain.
Le secteur privé au cœur du dispositif Le mécanisme ne se limite toutefois pas à un simple contrôle administratif. Le Haut Conseil pour l’Investissement conserve également son rôle de plateforme de dialogue entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques. L’objectif est de faire remonter les difficultés rencontrées par les entreprises et de favoriser des réponses adaptées. Une approche qui place l’effectivité des réformes au centre des discussions sur l’attractivité du Gabon.
Le vrai test sera sur le terrain La relance des cellules spécialisées intervient alors que le Gabon cherche à renforcer son attractivité économique et à stimuler l’investissement privé. Mais pour les entreprises, l’amélioration du climat des affaires ne se mesure pas uniquement au nombre de réformes annoncées. Elle se vérifie surtout dans les démarches quotidiennes : des procédures plus rapides, des règles plus lisibles et des décisions effectivement appliquées.
Le HCI ouvre donc une nouvelle séquence de suivi. L’enjeu sera désormais de savoir, réforme après réforme, ce qui a réellement été exécuté et quels blocages persistent encore dans l’administration gabonaise.
