Sécurité ferroviaire : la convention Libreville-Owendo-Ntoum entre en vigueur
Signée le 24 septembre 2026 par la SETRAG et les maires de Libreville, Owendo et Ntoum, une convention concrétise la concertation lancée en février et vise les communautés riveraines du Transgabonais. Résultat déjà tangible : les heurts de personnes chutent de 83% entre 2024 et 2026.
E ngagée en février 2026, la démarche tripartite SETRAG – ARTF – élus locaux est passée de la concertation à l'action. Le 24 septembre, Christian MAGNI (ADG SETRAG), Eugène MBA (Libreville), Arnaud Sandri NOMBO (Owendo) et Zéphirine ETOTOWA NTUTUME (Ntoum) ont signé une convention centrée sur le périmètre à haut risque PK2-PK17. Objectif : ancrer la prévention dans les communautés riveraines via une association dédiée, des campagnes terrain et un suivi conjoint. Un modèle de co-responsabilité qui porte ses fruits : 12 heurts de personnes en 2024 contre 2 en 2026.
SYNTHÈSE ANALYTIQUE : Sept mois après la concertation initiale, le dispositif change d'échelle. L'enjeu n'est plus seulement technique – sécuriser l'emprise ferroviaire – mais sociologique : faire des riverains les premiers acteurs de la sécurité.
1. Une gouvernance à trois niveaux : La convention formalise une architecture inédite : l'opérateur (SETRAG) apporte l'expertise et les moyens, le régulateur (ARTF) le cadre, les communes la légitimité de proximité. En ciblant le tronçon PK2-PK17, zone urbaine dense entre Libreville et Ntoum où l'intrusion, les traversées sauvages et les occupations de l'emprise sont les plus fréquentes, les signataires reconnaissent que la réglementation seule ne suffit pas.
2. Le passage à l'opérationnel Trois leviers sont actés : Création et formation d'une association locale dédiée à la sensibilisation ; Déploiement de campagnes de terrain au plus près des quartiers ; Mécanisme de suivi des actions. C'est le passage d'une communication descendante à une médiation communautaire.
3. Un indicateur qui valide la méthode : La baisse de 12 à 2 heurts de personnes entre 2024 et 2026 (-83%) est l'argument massue. Elle démontre que la prévention de proximité est plus efficace que la seule répression. Comme le souligne Christian MAGNI : « La sécurité du domaine ferroviaire ne peut pas être pleinement garantie sans l'adhésion et la vigilance directe des populations. »
En associant mairies et riverains, la SETRAG sécurise à la fois son exploitation et son acceptabilité sociale. Reste l'enjeu de la pérennité : transformer une association de sensibilisation en dispositif durable au-delà du PK17.
