Révision des conventions internationales : une Commission nationale pour rééquilibrer nos intérêts économiques
Le Gouvernement engage un audit des accords économiques afin de renforcer les retombées des ressources nationales et de consolider la souveraineté économique du pays.
L e Conseil des ministres a approuvé la création d’une Commission nationale chargée d’inventorier, d’auditer et, si nécessaire, de renégocier les conventions économiques conclues par l’État gabonais, dans le respect des engagements internationaux et de la sécurité juridique.
Le Gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape dans la restauration des institutions et la consolidation de la souveraineté économique. Le Conseil des ministres a approuvé la mise en place d’une Commission nationale de révision des conventions auxquelles la République gabonaise est liée dans le domaine économique. Cette initiative part d’un constat : le Gabon ne tirerait pas un profit optimal de l’exploitation de ses ressources naturelles ni de certains contrats actuellement en vigueur. La Commission aura donc pour mission d’établir un inventaire complet des conventions, d’en conduire l’audit et d’identifier les éventuels déséquilibres dans les engagements pris par l’État.
Ses travaux reposeront sur une approche interministérielle associant notamment les départements chargés de l’Économie, de la Planification, des Transports, du Pétrole et du Gaz, des Mines, de l’Eau et de l’Énergie, de la Pêche, de l’Industrie, des Eaux et Forêts, du Commerce et des Travaux publics. Cette composition doit permettre une analyse secteur par secteur et une meilleure évaluation des retombées économiques, sociales et stratégiques des conventions concernées.
Au-delà de l’audit, la Commission pourra proposer la révision ou la renégociation de certains accords, lorsque cela apparaîtra nécessaire pour renforcer leur contribution à l’économie nationale. L’objectif est de mieux protéger les intérêts du Gabon, d’accroître la valeur créée localement et de garantir une gestion plus équilibrée des partenariats économiques. Cette démarche présente toutefois un double impératif : corriger les déséquilibres éventuels sans fragiliser la confiance des investisseurs ni remettre en cause le principe de sécurité juridique. La réussite de la Commission dépendra ainsi de la qualité de ses analyses, de la transparence de ses travaux et de la capacité de l’État à concilier souveraineté économique, respect des engagements internationaux et attractivité du pays.
