Le Gouvernement renforce la protection sociale des travailleurs mobiles et informels.
Vers une couverture élargie et plus inclusive pour les acteurs de l’économie non salariée.
R éuni le 26 février 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants. Cette réforme vise à étendre progressivement la sécurité sociale aux professionnels exerçant sans lien de subordination juridique, souvent exclus des mécanismes classiques de protection.
Dans un contexte marqué par la montée de l’emploi informel et des activités indépendantes, le gouvernement entend adapter le système de protection sociale aux nouvelles réalités du marché du travail. Le texte adopté précise les conditions d’affiliation, de cotisation et de prise en charge des travailleurs dont l’activité est mobile, discontinue ou exercée en dehors du salariat traditionnel.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la loi portant Code de protection sociale et vise à garantir une couverture adaptée aux commerçants, artisans, prestataires indépendants et autres travailleurs sans employeur direct. L’objectif est d’assurer un accès progressif aux prestations sociales, notamment en matière de santé, de maternité et, à terme, de retraite.
Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit une volonté politique forte : réduire la vulnérabilité sociale et favoriser une inclusion économique plus équitable. En intégrant les acteurs du secteur informel dans le dispositif national, l’État cherche à consolider la cohésion sociale tout en élargissant l’assiette contributive du système.
Avec cette mesure, le gouvernement pose un jalon important vers l’universalisation de la sécurité sociale, affirmant que la protection des travailleurs ne doit plus dépendre exclusivement du statut salarial, mais s’adapter aux mutations profondes de l’économie gabonaise.
