Ituri : 11 morts dans une attaque des AFD
Au moins 11 civils tués dans le nord-est de la RDC, maisons incendiées et populations déplacées
D ans la nuit du 16 mars 2026, le village de Babesua, dans le territoire de Mambasa (province de l’Ituri), a été la cible d’une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins onze civils ont perdu la vie et plusieurs habitations ont été incendiées, provoquant la fuite de nombreux habitants vers les zones voisines. Les ONG dénoncent un “cycle de massacres” et pointent l’insuffisance des mesures de protection des civils face à la persistance de la violence dans l’est de la RDC. Le groupe ADF, d’origine ougandaise et affilié à l’État islamique, reste actif malgré les opérations militaires conjointes menées par les forces congolaises et ougandaises, aggravant la crise humanitaire et l’instabilité dans la région.
Une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a frappé le nord-est de la République démocratique du Congo, dans la province de l’Ituri. Selon des sources locales et des organisations de défense des droits humains, l’attaque s’est produite dans la nuit du 16 mars 2026 dans le village de Babesua, situé dans le territoire de Mambasa, faisant au moins onze morts parmi les civils.
D’après les premiers éléments recueillis, des hommes armés ont pris d’assaut la localité, incendiant des habitations et des véhicules, semant la panique au sein de la population. Plusieurs maisons ont été réduites en cendres et des survivants ont été contraints de fuir vers les zones voisines, aggravant une situation humanitaire déjà fragile. Les ONG présentes sur place dénoncent un “cycle de massacres” et pointent du doigt l’insuffisance des mesures de protection des civils face à la recrudescence des attaques dans la région.
Actif depuis plusieurs années dans l’est de la RDC, le groupe ADF, d’origine ougandaise et affilié à l’organisation État islamique, est régulièrement accusé de violences contre les populations civiles. Malgré des opérations militaires conjointes menées par les forces congolaises et ougandaises, les attaques persistent et s’étendent à plusieurs zones de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette nouvelle tragédie relance les inquiétudes quant à la capacité des autorités à sécuriser durablement cette région en proie à une instabilité chronique.
