Plainte contre un OPJ du B2 : Tentative d'extorsion de fonds et détournement de procédure
Un mécanicien accuse un enquêteur du B2 d’avoir instrumentalisé une simple affaire de vente de véhicule pour exiger de l’argent sous la menace d’une garde à vue. Cette plainte interroge la frontière entre litige civil et procédure pénale, et met à l’épreuve les mises en garde récemment formulées par le Procureur général contre les dérives de certains officiers de police judiciaire.
L a plainte déposée par le mécanicien Gaston Zinsou devant le parquet de Libreville met en cause le rôle d’un enquêteur du B2 dans un simple litige contractuel. À l’origine, une vente de véhicule conclue en juin 2025 avec un agent des Forces de Défense, ALLOUKPO IBINGA, qui, plusieurs mois plus tard, exige le remboursement intégral du prix, invoquant des irrégularités administratives. Un contentieux typiquement civil, qui aurait dû être tranché par les juridictions compétentes.
La plainte déposée par le mécanicien Gaston Zinsou devant le parquet de Libreville met en cause le rôle d’un enquêteur du B2 dans un simple litige contractuel. À l’origine, une vente de véhicule conclue en juin 2025 avec un agent des Forces de Défense, ALLOUKPO IBINGA, qui, plusieurs mois plus tard, exige le remboursement intégral du prix, invoquant des irrégularités administratives. Un contentieux typiquement civil, qui aurait dû être tranché par les juridictions compétentes.
Si ces faits étaient confirmés, ils s’apparenteraient à une tentative d’extorsion et à un détournement de la procédure pénale à des fins privées, en violation flagrante de la liberté individuelle et de la présomption d’innocence.
Cette affaire survient alors même que le Procureur général près de la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang, a récemment rappelé aux officiers de police judiciaire l’interdiction de s’immiscer dans les litiges civils et de recourir à des pratiques assimilables à de l’abus d’autorité. La plainte contre l’OPJ du B2 devient ainsi un test de crédibilité : soit ces lignes rouges sont appliquées, soit elles restent lettre morte, au risque d’entamer plus encore la confiance des citoyens dans la justice gabonaise.
