Le ministre des Sports suspend les processus électoraux au CNOG et à la FEGAFOOT
Suspension brutale des processus électoraux
L e gouvernement gabonais a suspendu sans délai les processus électoraux au sein des principales instances sportives, notamment le CNOG et la FEGAFOOT, à la suite d’un audit révélant de graves irrégularités administratives. Cette décision s’inscrit dans une volonté de restaurer l’ordre et la crédibilité d’un secteur fragilisé par des pratiques non conformes. Au-delà des élections, c’est toute la gouvernance sportive qui est visée. L’État impose une phase d’assainissement avec un délai de six mois pour permettre aux structures de se mettre en règle, notamment via un guichet unique dédié. Malgré cette suspension, les activités sportives sont maintenues sous un régime transitoire. En toile de fond, une réforme ambitieuse soutenue par les instances internationales vise à refonder durablement le sport gabonais sur des bases plus solides et transparentes.
Le couperet est tombé. Le gouvernement gabonais a brutalement mis fin aux dynamiques électorales en cours au sein du Comité National Olympique Gabonais (CNOG) et de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). Une décision sans détour, qui s’inscrit dans une volonté affichée de remettre de l’ordre dans un secteur sportif miné par des dysfonctionnements persistants.
Dans une communication officielle rendue publique ce lundi 13 avril 2026, le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts évoque des irrégularités administratives jugées trop graves pour être ignorées. Le récent audit national des organisations sportives a mis à nu une réalité embarrassante : plusieurs structures évoluent en dehors des clous, accumulant manquements réglementaires, défauts d’agrément et insuffisances administratives.
Remettre de la légitimité au cœur du jeu Pour les autorités, il n’était plus question de cautionner des élections organisées sur des bases aussi fragiles. Un scrutin crédible ne peut exister sans respect strict des règles qui encadrent son organisation. En clair, impossible de bâtir une gouvernance solide sur des fondations bancales. En gelant ces échéances, l’exécutif entend reprendre la main et assainir le terrain avant toute relance du processus électoral. L’objectif est limpide : garantir des élections irréprochables, tant sur le plan juridique que sur celui de la transparence.
Un mal plus profond que de simples élections Mais au-delà de cette suspension, c’est tout un système qui se retrouve exposé. Derrière les dysfonctionnements électoraux se cache un problème structurel bien plus vaste. Certaines entités, y compris parmi les plus influentes, semblent évoluer en marge des exigences légales, dans une forme de tolérance qui n’a que trop duré. Désormais, le ton a changé. Dans la logique des réformes en cours, aucune organisation ne pourra continuer à fonctionner hors cadre. Le message est clair : la rigueur devient la norme, et non plus l’exception. Pour accompagner cette remise à niveau, les autorités annoncent la création prochaine d’un guichet unique. Pendant six mois, fédérations et associations disposeront d’un délai encadré pour régulariser leur situation. Une opération de “mise à plat” destinée à repartir sur des bases assainies avant la reprise des processus électoraux.
Continuité sportive, malgré la tempête Si les élections sont stoppées net, le sport, lui, ne s’arrête pas. Le ministère insiste sur la nécessité de préserver la dynamique des compétitions et de protéger les nombreux acteurs économiques qui en dépendent. La saison en cours est donc maintenue, mais sous un régime transitoire, en attendant un retour à la normale. À travers cette décision, l’État adresse un avertissement sans ambiguïté : l’ère du flou et des arrangements est révolue. Désormais, chaque structure devra se conformer strictement aux textes en vigueur, sous peine de sanctions. Dans cette phase délicate, le Gabon sollicite également l’appui des instances internationales CIO, FIFA, CAF afin d’accompagner cette réforme ambitieuse. Car derrière ce coup d’arrêt se dessine une ambition plus large : refonder en profondeur le sport gabonais, restaurer sa crédibilité et instaurer une gouvernance enfin à la hauteur des enjeux.
