Fonction publique : Laurence Ndong sonne la fin de l’inertie pour les départs à la retraite
En application des hautes instructions du Conseil des ministres, la ministre impose aux DCRH une gestion chirurgicale des fins de carrière
« Elle a exigé un suivi rigoureux et une traçabilité sans faille des dossiers, afin que la sortie des effectifs coïncide parfaitement avec la liquidation des droits. »
La gestion des ressources humaines de l’État gabonais amorce un virage décisif sous l'autorité de Laurence Ndong. Ce lundi, la ministre de l’Emploi, de la Fonction publique et du Travail a réuni les responsables des Directions centrales (DCRH) pour une séance de travail aux enjeux cruciaux. L’ordre du jour, impératif, portait sur la mise en œuvre diligente du départ à la retraite des agents publics, un dossier désormais érigé au rang de priorité nationale par le sommet de l'exécutif.
Cette offensive administrative s'inscrit directement dans le sillage de la décision du Conseil des ministres appelant à la mise à la retraite systématique des personnels ayant atteint la limite d'âge légale. Laurence Ndong a rappelé avec fermeté que cette mesure de régularisation des effectifs ne saurait souffrir d'aucune approximation. Elle a exigé un suivi rigoureux et une traçabilité sans faille des dossiers, afin que la sortie des effectifs coïncide parfaitement avec la liquidation des droits, évitant ainsi aux futurs retraités les affres de l'attente administrative.
Au-delà de l'aspect technique, cette rencontre marque une volonté de rompre avec les pratiques archaïques qui paralysaient jusqu'alors les fins de carrière. En plaçant les DCRH face à leurs responsabilités, la ministre installe une nouvelle éthique de performance au sein de l'administration. La réussite de ce processus de mise à la retraite, dicté par la nécessité de moderniser l'État, dépend désormais de la capacité des directions centrales à transformer ces instructions politiques en actes administratifs concrets, nets et immédiats.
