Oyem : deux mécaniciens arrêtés après la découverte de pièces d’engins dans un colis vers le Cameroun
Employés sur un chantier routier de la province du Woleu-Ntem, les deux hommes sont soupçonnés d’avoir tenté de transporter du matériel appartenant à leur employeur.
D eux mécaniciens de nationalité camerounaise ont été placés en détention provisoire à Oyem après l’interception d’un colis contenant plusieurs pièces mécaniques appartenant à une entreprise de construction. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.
Une affaire de vol présumé de matériel agite le milieu du BTP à Oyem. Deux mécaniciens employés par la société JINCAGA Construction ont été interpellés puis placés sous mandat de dépôt après la découverte de plusieurs pièces d’engins dans un colis qui devait être acheminé vers le Cameroun.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se seraient déroulés au début du mois d’août 2026. Les deux employés, affectés à un chantier routier sur l’axe Oyem–Guinée équatoriale, auraient profité de leur accès aux équipements de l’entreprise pour récupérer des pièces mécaniques. Le colis, présenté comme contenant des effets personnels, aurait attiré l’attention des agents lors d’un contrôle sur l’axe frontalier entre le Gabon et le Cameroun. À l’intérieur, les forces de sécurité auraient découvert six injecteurs destinés à des engins de chantier.
Interrogés sur l’origine de ces pièces, les suspects n’auraient pas été en mesure de fournir des justificatifs. La société JINCAGA Construction aurait ensuite confirmé que le matériel retrouvé appartenait bien à son parc d’équipements. Poursuivis pour des faits présumés de vol aggravé, les deux hommes ont été présentés devant les autorités judiciaires compétentes à Oyem, où une procédure a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’affaire.
Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire relance également le débat sur l’emploi de la main-d’œuvre locale dans les grands chantiers. Certains habitants du Woleu-Ntem appellent à une meilleure valorisation des compétences gabonaises dans les secteurs de la mécanique et du BTP. Les investigations se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire.
