LE TRIANGLE DES BERMUDES DU GABON : POURQUOI UN PAYS RICHE RESTE PRISONNIER DU SOUS-DÉVELOPPEMENT
Pourquoi un pays si riche reste si pauvre ? La théorie du Triangle.
L ibreville - Port-Gentil - Franceville : Le triangle qui avale le Gabon
Le Gabon donne l'image d'un pays où tout disparaît avalé par une sorte de Triangle des Bermudes de sorte qu'on se demande où passe la richesse nationale ? Le pays où tout disparaît : Enquête sur le Triangle des Bermudes gabonais Il existerait au Gabon une zone aussi mystérieuse que le triangle des Bermudes. Une zone d'environ 267.000 km², où disparaissent depuis 1960 des milliards de francs CFA, des dizaines de plans de développement et toute une génération de talents.
Comme dans le triangle des Bermudes où plus de 80 bateaux et avions se sont volatilisés, le compas gabonais semble déréglé. Les premiers explorateurs notaient déjà des lumières étranges au large du Gabon. Aujourd'hui, c'est la lueur du pétrole qui brille au large mais n'éclaire personne à l'intérieur. Le mythe s'est popularisé avec la disparition d'une flotte entière de grands chantiers annoncés notamment dans les années 2010-2023. Dernier message radio avant le silence : "On dirait qu'on rentre dans des eaux troubles... Nous sommes complètement perdus". Depuis, aucune épave, aucun bilan n'a été retrouvé.
Notre compréhension révèle que ce Triangle gabonais repose sur trois sommets bien réels : 1. Libreville, le sommet de la Rente. Tout remonte vers la capitale pour y disparaître. Les revenus du pétrole, du manganèse et du bois y entrent mais ne se redistribuent plus. La boussole de l'État n'indique plus le nord du peuple. 2. Port-Gentil, le sommet d'illusion. C'est le piège de la ressource facile. Pourquoi produire, transformer et cultiver quand il suffit de pomper ? Cette rente a coulé toute tentative de diversification économique, comme un bateau pris dans une mer d'huile. 3. Franceville et l'extérieur, le sommet de la Dépendance psychologique et géopolitique. C'est le pôle qui aspire les cerveaux et les capitaux. On y forme des élites qui ne reviennent jamais et on y confie les décisions stratégiques du pays.
Au centre de ce triangle, les projets disparaissent sans laisser de traces : routes inachevées, usines fantômes, zones économiques fantômes notamment à Port-Gentil. Comment en sortir : Il faut briser le triangle pour libérer le pays On ne s'échappe pas du Triangle des Bermudes en accélérant. On le brise en le remplaçant par un autre.
La solution tient en trois ruptures : désaimanter Libreville en décentralisant réellement le pouvoir et le budget vers les 9 provinces ; éteindre la fausse lumière de Port-Gentil en imposant la transformation locale du bois, du pétrole et du manganèse ; et couper le câble de la dépendance en formant une jeunesse pour rester et entreprendre au Gabon. Le Gabon n'est pas maudit. Il est simplement prisonnier d'un triangle qu'il a lui-même tracé. Il lui suffit d'en dessiner un nouveau : Formation - Transformation - Souveraineté.
