Après l'armée, les universités : Oligui Nguema investit dans le savoir
USS, USTM, UOB : la fin des chantiers à l'abandon ?
E nseignement supérieur, Oligui Nguéma débloque 9 milliards f.cfa pour sauver les campus publics
Libreville, 13 août 2026 - C'est l'investissement le plus stratégique de la semaine. Après la Défense et l'économie réelle, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema s'attaque au capital humain. Le gouvernement vient de mobiliser une enveloppe de 9 milliards de FCFA pour relancer et achever les chantiers en souffrance dans les trois principales universités publiques du pays.
Les bénéficiaires sont ciblés : l'Université des Sciences de la Santé (USS), l'Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) et l'Université Omar Bongo (UOB). Trois établissements qui concentrent plus de 80% des effectifs étudiants et qui symbolisent, depuis des années, la dégradation des conditions d'études.
Pourquoi ces 9 milliards maintenant ? 3 logiques 1. Une urgence sociale et académique A l'UOB, des amphithéâtres de 2 000 places accueillent 5 000 étudiants. A l'USTM et à l'USS, des laboratoires sans équipements et des cités universitaires insalubres poussent à l'exode des cerveaux. Débloquer 9 milliards, ce n'est pas construire, c'est d'abord achever et rendre utilisable ce qui était à l'arrêt. C'est une mesure de décence académique. 2. Un investissement productif, pas une dépense Contrairement à une subvention de fonctionnement, ces 9 milliards sont un investissement en capital fixe. Chaque franc investi dans un laboratoire de l'USS ou de l'USTM est un futur médecin, ingénieur ou agronome formé localement. C'est la stratégie la plus rentable à long terme pour réduire la dépendance du Gabon aux expertises étrangères et pour aligner la formation sur les besoins du Plan National de Développement. 3. La cohérence d'une doctrine : du soldat à l'étudiant Après avoir modernisé les casernes et les états-majors, moderniser les campus envoie un message politique fort : la souveraineté nationale se joue autant avec des militaires bien équipés qu'avec des étudiants bien formés. On ne peut pas prôner l'industrialisation (Forêt-Bois, Mines) sans laboratoires modernes à Masuku, ni la couverture santé universelle sans une USS fonctionnelle.
Cette enveloppe de 9 milliards n'est donc pas une simple rallonge budgétaire. C'est le pari que la modernisation des infrastructures universitaires est le prérequis à l'employabilité des jeunes et à la compétitivité du pays. Le prochain défi sera l'exécution : livrer ces chantiers à temps pour la rentrée universitaire 2026-2027.
