ZIS de Nkok : sans salaires, les agents menacent de paralyser la zone franche
À Nkok, la vitrine économique vacille, les salaires ne passent plus, la success story vire au cauchemar social.
L a Zone d'Investissement Spéciale (ZIS) de Nkok, longtemps brandie comme la success story de l'industrialisation du Gabon, traverse une zone de fortes turbulences financières. Et ce sont les salariés qui en paient le prix fort.
Selon des informations concordantes au sein de l'Autorité administrative de la ZIS, la structure ferait face à de graves difficultés de trésorerie depuis 2025. En cause : le non-reversement persistant de sa quote-part de 20% sur les recettes générées par l'activité de la zone. Une manne pourtant vitale pour son fonctionnement.
Conséquence directe et inacceptable : les salaires sont versés en retard, plongeant des dizaines de familles dans la précarité et faisant monter une colère sourde au sein du personnel. Un mouvement d'humeur serait désormais imminent si aucune solution rapide n'est trouvée.
Au-delà du drame social, c'est toute la crédibilité du modèle Nkok qui est en jeu. Comment continuer à vanter à l'international une zone franche modèle, attirant investisseurs et industriels, quand l'entité censée la réguler et la promouvoir n'arrive plus à assurer ses charges les plus élémentaires ?
Cette gestion financière opaque et ce manque d'anticipation portent un coup sévère à l'image du Gabon. La ZIS de Nkok ne peut pas être une vitrine brillante à l'extérieur et une poudrière sociale à l'intérieur. Il est urgent que l'État prenne ses responsabilités pour sécuriser le financement de l'Autorité, payer les agents et préserver ce qui reste de la réputation de son fleuron industriel.
