Bosch Capital contre le Gabon : 196 milliards réclamés, la mécanique prédatrice des fonds vautours à l'œuvre
Le fonds vautour, Bosch Capital veut saigner le Trésor public gabonais. En rachetant à vil prix une créance de Paramount Group, le fonds spéculatif tente de faire chanter l'État gabonais avec un ultimatum. Une opération de prédation financière qui ne doit
C 'est la méthode classique des fonds vautours. Racheter une dette en souffrance pour une bouchée de pain sur le marché secondaire, puis exiger 100% de sa valeur faciale à un État sous pression, avec menaces de saisies. Bosch Capital, qui n'a jamais investi un seul franc au Gabon, réclame aujourd'hui 300 millions de dollars à Libreville. Une attaque frontale contre la souveraineté budgétaire.
L'État gabonais n'est pas face à un créancier, il est face à un prédateur. Bosch Capital n'est ni un partenaire, ni un investisseur. C'est un fonds vautour. Son modèle économique est simple et cynique : il ne crée aucune richesse, ne construit aucune infrastructure, ne finance aucun projet. Il guette les dettes en difficulté de pays africains, rachète à prix cassé – souvent 10 à 20% de leur valeur – les créances abandonnées par des sociétés comme Paramount Group, et vient ensuite frapper à la porte du Trésor public gabonais pour réclamer l'intégralité, plus les intérêts et pénalités. C'est ce qu'il fait aujourd'hui. Pour une créance qu'il a probablement acquise pour quelques dizaines de millions, il exige 196,8 milliards de FCFA du contribuable gabonais. Soit un profit spéculatif de 500 à 800% réalisé sur le dos d'un État.
Une lettre qui est un chantage. L'ultimatum fixé au 3 septembre n'est pas une procédure de recouvrement normale, c'est une technique d'intimidation. L'objectif : faire peur, menacer de saisir les avoirs du Gabon à l'étranger, de bloquer les comptes, de geler les cargaisons de pétrole, pour forcer un paiement rapide et sans débat sur la légitimité de la dette. Le Gabon a déjà payé le prix de Paramount Group. Il n'a pas à payer deux fois le prix de la spéculation de Bosch Capital. Ces fonds n'ont aucune légitimité à donner des leçons de bonne gouvernance. Leur seul bilan, partout en Afrique, c'est d'avoir asséché les budgets de la santé et de l'éducation pour remplir leurs comptes offshores.
Face à cette attaque, l'État ne doit pas céder. Il doit : 1. Exiger la transparence totale : Rendre public le prix réel d'acquisition de la créance par Bosch Capital et le contrat de cession avec Paramount Group. 2. Contester la légitimité : Saisir les juridictions compétentes pour auditer la créance d'origine et dénoncer la manœuvre spéculative. 3. Faire front commun : S'appuyer sur la doctrine de l'Union Africaine et des Nations Unies qui condamne les actions des fonds vautours contre les dettes souveraines.
Le Gabon ne doit pas payer la spéculation. Il doit combattre la prédation.
