Made in Gabon : inverser la logique, de l'export brut à l'export fini
Transformation locale : le Gabon ne doit plus exporter brut ce qu'il pourrait vendre fini
T ransformation locale : le Gabon veut capter la valeur ajoutée de ses filières notamment agricoles, gazières, minières, agricoles, touristiques et autres ainsi le Gabon mise sur la transformation pour ne plus vendre sa matière à perte.
Libreville – Le raisonnement est celui d'un industriel : un pays qui écoule ses matières premières à l'état brut et rachète les produits finis à l'étranger cède deux fois la valeur ajoutée — une fois sur la matière, une fois sur la transformation. C'est précisément ce schéma que le Gabon a vocation à inverser. Le cacao, le karité, l'anacarde, la mangue, le coton, le manioc, le fer, le manganèse, l'or, le pétrole, le gaz, etc... : autant de filières dont la rentabilité ne se joue pas au champ, mais en aval — à la transformation, au conditionnement et à la mise en marché. Là se situe la marge, l'emploi industriel et la souveraineté économique. Pour outiller les acteurs gabonais de cette montée en gamme, l'Eta gabonais doit notamment promouvoir un programme de formation des acteurs sectoriels et autres apprenants avec quatre objectifs opérationnels
→ Diagnostiquer et optimiser une chaîne de valeur sectorielles complète, de la production à la distribution ; → Concevoir une stratégie de valorisation à haute valeur ajoutée, fondée sur la transformation locale ; → Bâtir un modèle économique viable, chiffré et durable, pensé pour l'échelle industrielle ; → Promouvoir le « Made in Gabon » par le design produit, le packaging et le storytelling.
Ainsi, l'ambition de l'Etat sera plus claire : faire passer les filières agricoles, minières, gazières, pétrolières, manufacturières gabonaises du statut de fournisseur de matières premières à celui d'exportateur de produits finis, compétitifs sur les marchés sous-régionaux et internationaux.
