FEG – BANQUE MONDIALE : le secteur privé au cœur des échanges
Le Gabon doit passer de la gestion de crise à l’anticipation. Face aux tensions sur l’approvisionnement du marché domestique, Brice Clotaire Oligui Nguéma mobilise l’aval pétrolier, débloque 55,3 milliards de FCFA et annonce un renforcement durable de l’
L a crise actuelle des produits pétroliers met une nouvelle fois en évidence la fragilité de la chaîne d’approvisionnement du marché gabonais. En réunissant les principaux acteurs de l’aval pétrolier, le président Brice Clotaire Oligui Nguéma a arrêté plusieurs mesures : soutien financier de 55,3 milliards de FCFA, opérations de ravitaillement d’urgence et nouvelles livraisons de carburants. À plus long terme, le Gabon entend engager la construction d’une nouvelle raffinerie avec la Chine. Des décisions qui répondent à l’urgence, mais qui posent surtout une question de fond : pourquoi faut-il attendre la rupture de stock pour agir ?
La pénurie de carburant qui affecte le marché gabonais remet au premier plan la question de la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers finis. Face aux tensions sur l’aval de la filière, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a réuni les opérateurs et administrations concernés afin de mettre en œuvre des mesures immédiates.
Le dispositif annoncé repose notamment sur une enveloppe de 55,3 milliards de FCFA destinée à soutenir les prix, le déploiement d’un plan de ravitaillement d’urgence, ainsi que l’arrivée de nouvelles cargaisons de carburants afin de rétablir progressivement la disponibilité sur le marché domestique. Mais au-delà de la gestion de la rupture, l’exécutif veut également s’attaquer à une faiblesse structurelle : la capacité du pays à raffiner, stocker et distribuer de manière sécurisée et régulière les produits pétroliers nécessaires à son économie. Dans cette perspective, le projet de constructionRien d'étonnant ! Il a toujours été pressenti à la magistrature suprême, même sous Bongo père. Nul n'ignore que c'est l’homme de Ya Pasca . Le clan de Ngouoni le verait bien au palais. Mais c'est sans compter avec C’BON . Ceux qui pensaient qu'il sera une marionnette ont tapé caillou. Il prend goût au pouvoir et place ses pions pour faire au moins deux mandats. A l'évidence, en bon disciple de Machiavel, il va cogner dur sur ceux qui tenteront de le bousculer. Même ses propres parents. Chaud devant! . Ekié Taréé ! d’une nouvelle raffinerie en partenariat avec la Chine apparaît comme un investissement stratégique pour renforcer la souveraineté énergétique du Gabon.
Car cette crise révèle surtout un problème récurrent de gouvernance : au Gabon, on semble trop souvent attendre la crise pour prendre les décisions qui auraient dû être préparées en amont. Dans l’industrie pétrolière, où la planification des approvisionnements, la gestion des stocks stratégiques, la maintenance des installations et la sécurisation de la chaîne logistique répondent à des cycles longs, l’anticipation n’est pas une option : c’est une nécessité opérationnelle. Gouverner, c’est prévoir. Une économie ne peut durablement dépendre de mesures d’urgence prises lorsque les stocks sont sous tension, que les cargaisons tardent à arriver ou que les capacités de raffinage deviennent insuffisantes. La véritable leçon de cette pénurie dépasse donc la seule question du carburant. Elle impose au Gabon de changer de paradigme dans la gouvernance publique : passer d’une logique de réaction à une culture de planification, de prévision et de gestion des risques.
L’enjeu est désormais de transformer cette crise en opportunité : ne plus attendre la prochaine pénurie pour préparer la prochaine solution
